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COP17 biodiversité : informer sur la protection du vivant

À l’occasion de la COP17 biodiversité, qui se tient du 19 au 30 octobre 2026 à Erevan, en Arménie, CFI met en lumière ses actions pour renforcer l’information sur les enjeux environnementaux. De l’Afrique de l’Ouest à l’Asie-Pacifique, les projets Afri’Kibaaru 2 et Terra Asia accompagnent les médias pour mieux documenter les menaces qui pèsent sur les écosystèmes, sensibiliser les populations et lutter contre la désinformation.

Déforestation, disparition des mangroves, pollution des eaux, dégradation des milieux naturels : les atteintes à la biodiversité ont des conséquences directes sur la vie des populations. Pourtant, ces phénomènes restent parfois peu documentés dans les médias, notamment à l’échelle locale.
Face à ces défis, les journalistes jouent un rôle essentiel. Enquêter sur les causes de ces bouleversements, donner la parole aux populations concernées, vérifier les informations et rendre compte des solutions existantes nécessitent des connaissances et des outils adaptés. C’est dans cette perspective que CFI accompagne les médias en Afrique et dans l’Indo-pacifique, à travers des formations, un soutien à la production de contenus et le développement de nouvelles pratiques journalistiques.

Afri’Kibaaru 2 : renforcer l’information environnementale au plus près des populations

Au Sénégal, en Guinée, en Côte d’Ivoire et au Cameroun, le projet Afri’Kibaaru 2 accompagne les médias dans leur couverture des enjeux climatiques et environnementaux.

Lancé en juillet 2024 pour une durée de trois ans, jusqu’en juin 2027, ce projet financé par l’Agence française de développement (AFD) et mis en œuvre par CFI en partenariat avec France Médias Monde vise à renforcer les compétences éditoriales, techniques et managériales des médias. L’objectif est notamment de favoriser la production d’informations fiables, accessibles et de qualité, y compris en langues locales, pour aider les populations à mieux comprendre les effets du changement climatique et les solutions d’adaptation possibles.

Le projet accompagne les journalistes, les responsables et les personnels techniques de 20 médias publics, privés ou communautaires, ainsi que des organisations de la société civile engagées localement dans la lutte contre les effets du changement climatique. Certaines activités associent également des journalistes des radios partenaires de RFI.
Formations, accompagnement des rédactions, échanges avec des scientifiques, voyages de terrain et soutien à la production d’enquêtes constituent les principaux leviers de cette démarche. Une attention particulière est portée aux réalités locales et aux initiatives permettant aux populations de faire face aux bouleversements environnementaux.

Zoom sur la Journée mondiale de la biodiversité : 16 reportages dans quatre pays

À l’occasion de la Journée mondiale de la biodiversité, le 22 mai 2026, Afri’Kibaaru 2 a organisé une opération de couverture journalistique associant masterclass et rédactions éphémères.

24 journalistes en provenance des quatre pays du projet, dont quatre correspondants et correspondantes de RFI, ont participé à cette initiative. Après une master-class consacrée au choix des sujets et des angles journalistiques, les journalistes ont réalisé 16 productions sur des enjeux concrets de préservation de la biodiversité.
De la survie des chimpanzés de Bossou en Guinée à la pollution de la lagune Ébrié en Côte d’Ivoire, en passant par la préservation des plantes médicinales au Cameroun et les alternatives à la déforestation au Sénégal, ces reportages illustrent la diversité des enjeux environnementaux et leurs conséquences sur les territoires.
Une demi-journée d’échanges entre les rédactions des quatre pays a également permis de confronter les approches journalistiques, d’identifier des problématiques communes et d’envisager de nouvelles collaborations régionales.

Cette initiative illustre l’ambition d’Afri’Kibaaru 2 : faire des enjeux environnementaux des sujets d’information réguliers, documentés et accessibles au plus grand nombre, au-delà des seuls rendez-vous internationaux.
* Découvrir les reportages réalisés à l’occasion de la Journée mondiale de la biodiversité...

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Terra Asia : informer sur les enjeux environnementaux et lutter contre la désinformation

Dans l’Indopacifique, la montée du niveau des mers, l’acidification des océans et la dégradation des écosystèmes menacent particulièrement les territoires insulaires et les populations qui en dépendent.

Déployé aux Fidji, en Indonésie, en Papouasie-Nouvelle-Guinée et aux Philippines, Terra Asia forme 16 journalistes et acteurs et actrices des médias en direct, et accompagne près de 550 journalistes en ligne. Mis en œuvre par CFI en partenariat avec l’Asia-Pacific Institute for Broadcasting Development (AIBD), avec le soutien du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, le projet poursuit deux objectifs complémentaires : améliorer les connaissances des médias sur les questions environnementales et renforcer leurs capacités à lutter contre la désinformation.

Le premier volet repose notamment sur des journées de sensibilisation, des formations animées par des spécialistes des médias et de l’environnement et un appui à la production d’informations vérifiées et documentées. Il vise à rendre des phénomènes scientifiques complexes plus compréhensibles pour un large public.
Le second volet porte sur les pratiques journalistiques face à la désinformation, particulièrement sur les réseaux sociaux. Déontologie, responsabilité sociale des journalistes, techniques de vérification des faits, recherche numérique et création de contenus adaptés aux plateformes sociales sont au cœur des formations. Un accompagnement individuel est également prévu pour aider les bénéficiaires à produire des ressources capables de déconstruire les fausses informations sur les enjeux environnementaux.

Des pratiques journalistiques qui évoluent

Les premiers enseignements de Terra Asia montrent des évolutions encourageantes. Les journalistes ayant suivi les formations utilisent davantage les outils numériques de vérification, diversifient leurs sources et sollicitent plus régulièrement des spécialistes. En Indonésie, la comparaison des pratiques avant et après les formations confirme cette progression.
Le projet a également contribué à une meilleure prise en compte des enjeux d’égalité entre les femmes et les hommes dans le traitement de l’information environnementale. Ces transformations se traduisent aussi par une volonté de partager les connaissances acquises. Plusieurs bénéficiaires souhaitent transmettre leurs nouvelles compétences à leurs collègues. Quatre médias et deux universités partenaires ont déjà engagé des initiatives dans le prolongement du projet, même si ces démarches restent ponctuelles et s’inscrivent parfois dans des dynamiques préexistantes.

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CFI-Terra-Asia
À nous de donner une information claire pour démêler le vrai du faux.
Tri Febriana E. S. Wijaya,
productrice à la télévision nationale indonésienne et participante aux formations.

Pour prolonger cet apprentissage, Terra Asia a notamment proposé, entre octobre 2025 et mai 2026, une série de dix formations en ligne, animées par le journaliste formateur Robert Bourgoing. Consacrées à l’intelligence artificielle, à la vérification de l’information et aux techniques d’investigation à partir de sources ouvertes, elles sont désormais regroupées sur une chaîne YouTube dédiée.
Cette mise à disposition facilite l’accès aux ressources et leur réutilisation. Leur diffusion à plus grande échelle reste toutefois à structurer pour prolonger les effets du projet au-delà des personnes directement formées.
* Découvrir les témoignages et les premiers résultats de Terra Asia.

Des médias mieux outillés pour éclairer les enjeux environnementaux

En Afrique comme dans l’Indopacifique, les projets Afri’Kibaaru 2 et Terra Asia répondent à un même besoin : permettre aux journalistes de mieux comprendre les phénomènes environnementaux, de vérifier les informations et de les rendre accessibles au plus grand nombre.
La protection de la biodiversité ne relève pas uniquement des décisions prises lors des conférences internationales. Elle se joue aussi dans la capacité des médias à documenter les transformations des territoires, à faire entendre les populations concernées et à nourrir le débat public à partir de faits établis.