Afri’Kibaaru : 3 questions à Thierry Vallat, PDG de CFI

14 janvier 2021

Par l'entremise du projet Afri’Kibaaru, CFI met en œuvre un important volet consacré à la formation, pour renforcer les compétences des médias locaux dans le domaine de l’information et la sensibilisation des publics aux problématiques et solutions de développement durable.

Quel est le rôle de CFI au sein du projet Afri’Kibaaru ?

CFI va renforcer les compétences éditoriales et managériales d’un large réseau de médias locaux et nationaux des six pays du Grand Sahel sur des thématiques telles que l’éducation, la santé, le climat, et l’égalité des genres. L’objectif est de permettre à ces médias de produire par eux-mêmes des contenus qui soient à la fois informatifs, attractifs et interactifs afin que les populations de ces pays s’approprient Thierry Vallatpleinement les enjeux du développement durable et qu’elles prennent une plus grande part aux débats publics sur les réponses à y apporter.

Pourquoi la complémentarité de RFI et CFI est elle essentielle au sein du projet ?

Le développement durable recouvre des enjeux qu’il est urgent de prendre en compte mais dont la résolution s’inscrit dans le temps long. La complémentarité de RFI et de CFI permet au projet Afri’Kibaaru d’intégrer ces deux dimensions. RFI a la capacité de sensibiliser rapidement les populations du Grand Sahel aux enjeux du développement durable grâce à la diffusion massive de contenus de qualité en langues africaines, tandis que l’action de CFI contribuera à ancrer durablement ces enjeux dans la ligne éditoriale des médias locaux et donc, aussi, du débat public dans la région.

Concrètement, quelle est l’action de CFI sur le terrain ?

48 médias, ainsi que des leaders d’opinion et des membres d’organisations de la société civile bénéficieront jusqu’en 2023 d’un accompagnement à la production et à la diffusion de contenus liés au développement durable, en français et dans plusieurs langues sahéliennes.
Cet accompagnement comprendra des formations, des coachings, et des ateliers régionaux de partage d’expérience et de mutualisation des savoirs avec des acteurs clés de la communauté scientifique ou du monde économique. Des concours permettant d’encourager et de récompenser les productions médiatiques innovantes seront aussi organisés et des efforts très importants seront consacrés à la formation de formatrices et formateurs locaux.