Journée mondiale de l’eau : informer sur la raréfaction des ressources sous l’angle du journalisme de solution

Journée mondiale de l’eau : informer sur la raréfaction des ressources sous l’angle du journalisme de solution

22 mars 2021

À l’occasion de la journée mondiale de l’eau, nous vous proposons de visionner trois reportages qui interrogent, par le biais du journalisme de solution, différents aspects de la question de la raréfaction des ressources hydriques dans trois pays du sud de la Méditerranée : la Jordanie, la Tunisie et l’Algérie.

Quelles solutions pour la Mer Morte, patrimoine naturel et culturel menacé de disparition ?

Touchée sévèrement par l’évaporation accrue de l’eau occasionnée par le réchauffement climatique, et coupée de ses principaux affluents, notamment du Jourdain dont les eaux sont redirigées vers l’agriculture, aussi bien en Jordanie, qu’en Israël ou en Syrie, la Mer Morte connait une baisse continue du niveau de ses eaux et voit, depuis une cinquantaine d’années, sa superficie se réduire sans cesse. Si aucune solution n’est trouvée, ce patrimoine naturel et culturel risque, à moyen et long terme, de disparaitre.

Le reportage d’Imen Al Fares, publié par le média Al Ghad, met en lumière la situation alarmante de la Mer Morte. Des projets pour la sauver existent, mais la situation géopolitique empêche leur mise en œuvre. Interrogé par Imen Al Fares, l’ancien secrétaire général du ministère jordanien de l’eau et de l’irrigation, Ali Sobh, affirme que la solution ne peut être que multilatérale. La Mer Morte, qui constitue un patrimoine culturel et naturel mondial, ne peut être sauvée que par des "projets stratégiques communs mis en œuvre dans le cadre d’un consensus régional" qui permettront d’augmenter l’afflux des eaux du Jourdain vers la Mer Morte.

 

La réutilisation des eaux usées assainies : un enjeu de développement pour les régions souffrant de la rareté des ressources hydriques

À Tataouine, gouvernorat du sud de la Tunisie caractérisé par un niveau de précipitations annuelles particulièrement faible et une grande rareté de l’eau, la valorisation de toutes les ressources hydriques constitue un enjeu majeur.

Le reportage de Said Akrout, publié par Radio Tataouine, présente une initiative de réutilisation des eaux usées assainies. Ce procédé constitue, en effet, une solution pour contribuer à relever le défi de la préservation de l’eau dans une région où, en dépit de la rareté des ressources, les eaux usées sont gaspillées à 90%.
Ce reportage montre comment la réutilisation de ces eaux peut permettre, dans le cadre d’un contrôle sanitaire rigoureux, de satisfaire une demande supplémentaire en eau dans des domaines tels que la culture des fleurs d’ornementation, l’arrosage de parcs… et d’éviter ainsi de puiser dans les ressources, rares, d’eau douce.

Vidéo à voir sur la page Facebook de Radio Tataouine (en arabe) :

Radio Tataouine

Enjeux de la raréfaction des ressources en eau à Ilmayen

La commune montagnarde d’Ilmayen, située au nord de l’Algérie, illustre de manière intéressante les défis que pose le réchauffement climatique dans certaines régions du sud de la Méditerranée, notamment en termes de conséquences complexes et graves sur le niveau des ressources en eau.
Dans son reportage publié par El Massa, Hichem Boumedjout va à la rencontre des habitants d’Ilmayen pour rendre compte de leurs difficultés et interroge des experts afin d’explorer les solutions possibles.

Ce reportage met l’accent sur l’importance de la mobilisation des connaissances scientifiques dans la lutte contre les conséquences du réchauffement climatique et celles du tarissement des ressources hydriques. Pour l’experte Zohra Kamache, l’aménagement des cours d’eau et des barrages, l’usage d’engrais biologiques, le choix de semences résistantes et l’emploi de main d’œuvre qualifiée constituent des moyens possibles pour répondre aux défis posés par la rareté de l’eau.

Reportage de Hichem Boumedjout à lire et vidéos à voir sur le site El Massa (en arabe) :

El Massa


Dans le cadre de MédiaLab Environnement, 22 journalistes ont été formés au journalisme de solution et sont accompagnés, à travers un suivi individualisé et une participation financière, pour produire des contenus vidéo et des podcasts sur des enjeux environnementaux avec cette approche.