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Aux Fidji, Shania Prasad, une journaliste-éducatrice tous terrains

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Shania Prasad, 25 ans, est journaliste polyvalente de la FBC aux Fidji. Chaque jour, elle informe et encourage le public à agir pour protéger son fragile environnement. Elle réalise ainsi, à sa manière, son rêve de devenir enseignante pour "façonner les esprits et influencer les vies".

Journaliste polyvalente du groupe multi-médias FBC (Fijian Broadcasting Corporation), au quotidien, Shania Prasad réalise des articles pour le site web ou les réseaux sociaux, des interviews pour la radio et présente les infos pour la TV en anglais, de même qu'en hindi. C'est sur le terrain, au contact des réalités, des émotions et de la résilience du public, que je me sens le mieux !, précise la journaliste de 25 ans.
Son boss Felix Chaudhary confirme : Shania n'est pas une journaliste de salon ! Elle a du flair pour dénicher les bons sujets et préfère être dehors pour raconter l'histoire du point de vue des plus vulnérables.

Comme un poisson dans l'eau sur le terrain, Shania Prasad a pourtant failli se lancer dans un autre grand bain... Enfant, elle nous rassemblait à la maison pour des jeux et des leçons, affirmant que nous étions ses élèves ! À l'époque, son plus grand rêve était de devenir enseignante, se remémore Shaleen, sa grande sœur.
Shania confirme avoir voulu à cette époque embrasser cette carrière pour façonner les esprits et influencer les vies, mais reconnaît que ses difficultés en maths lui ont fait prendre finalement un autre chemin.

Notre environnement, notre quotidien, notre identité

Shania Prasad s'appuie alors sur une autre de ses qualités d'enfant : Curieuse et désireuse de comprendre pourquoi les événements se produisaient, je posais toujours des questions... Elle opte donc tout naturellement pour des études en 'Médias et communications' à l'Université nationale des Fidji. Elle y découvre sa faim d'apprendre et de grandir à partir de mes erreurs.
Au cours de ses études, elle est aussi positivement marquée par son stage à la télévision fidjienne : Dans cette rédaction, j'ai appris à supporter la pression, courir après les deadlines, vivre les lives en direct. Ce défi excitant a construit ma résilience et ma confiance actuelles.

Depuis qu'elle a obtenu sa licence en 2022, Shania couvre différents sujets à FBC, avec un goût particulier pour l'environnement : Aux Fidji, nous sommes très vulnérables aux dérèglements climatiques (élévation du niveau de la mer, érosion des côtes, cyclones, exploitation illégale des ressources, etc.). Notre océan, nos rivières et nos fermes ne sont pas que des paysages, ils sont aussi notre quotidien et notre identité ! Réaliser ces reportages a développé mon sens des responsabilités envers les communautés les plus affectées.

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Shania Prasad présente les infos à la FBC en anglais et en hindi.

Chaque jour, j'éduque le public

Grâce aux formations du projet Terra Asia de CFI, Shania Prasad réalise à présent des enquêtes avec davantage de données sur les politiques publiques et les recherches scientifiques. En développant également son goût du terrain à l'aide du storytelling dans une approche centrée sur la prévention, les initiatives et solutions trouvées par les communautés elles-mêmes. 
Son manager Felix apprécie ses progrès : Très heureuse de participer à ce projet, Shania partage souvent avec moi quelques unes de ses nouvelles compétences qu'elle utilise déjà dans ces enquêtes désormais plus approfondies et convaincantes.

Un approfondissement et une vulgarisation de sujets d'intérêt général qui résonnent avec sa vocation initiale d'enseignante... Être journaliste lui convient bien : elle éduque aussi les gens, simplement à plus grande échelle. Ses reportages informent et développent la conscience du public, remarque Shaleen. 
Du même avis que sa sœur, Shania complète : Je suis devenue une enseignante à ma façon ! Chaque jour, j'éduque le public, car le journalisme pousse aussi à la prise de conscience et à l'action ! Nos reportages sur l'environnement ont du sens s'ils peuvent permettre à nos communautés de se sentir entendues et mieux protégées par nos politiques publiques.


Portrait réalisé par Emmanuel de Solère Stintzy (Journalistes Médiateurs)